Le compte rendu de l'Atelier Programme n°1

#1
Atelier d’élaboration n°1 du plan d’actions Agenda 21
Le mercredi 29 mai 2019, les participants ont émis les propositions suivantes.

PRESERVER LA BIODIVERSITE ET LES MILIEUX NATURELS

MIEUX CONNAITRE LA BIODIVERSITE, POUR MIEUX LA PROTEGER

■ Etablir un inventaire de la richesse du territoire, en matière de biodiversité
 Recenser et rassembler les inventaires déjà existants.
 Identifier les manques.
 Travailler avec l’ensemble des acteurs naturalistes (associations, personnes ressources, Maison de l’environnement, etc.) pour compléter les bases de données collectées.
 Réaliser un ou des inventaires participatifs de la biodiversité, en assurant une large communication autour de ce travail (sur le site de la Commune nouvelle, dans les publications, etc.)
 Effectuer un suivi régulier des populations et le rendre public.
 Communiquer régulièrement en publiant – notamment sur le site – des « fiches » spécifiques sur les « nuisibles » allant à rebours de certaines idées reçues.
■ Sensibiliser les habitants à la richesse faunistique et floristique du territoire ; en faire un élément d’attractivité du territoire et une source de fierté locale
 Plus/mieux communiquer auprès de la population sur les enjeux associés au patrimoine naturel et à la préservation de la biodiversité locale, en s’appuyant notamment sur les manifestations existantes (festival de la Terre, fête du printemps, etc.) et les acteurs locaux (Maison de l’Environnement de Seine et Marne, tissu associatif, etc.).
 Valoriser les ressources (connaissances, animation, etc.) de la Maison de l’Environnement de Seine et Marne
 Organiser des circuits thématiques de la biodiversité, avec une signalétique pédagogique.
 Regrouper et former un groupe de guides bénévoles.
 Organiser des sorties thématiques sur ces itinéraires, pour les scolaires et le grand public.
 Organiser des visites pédagogiques de découverte de « La nature en ville », couplés avec les circuits existants.
PRESERVER LES ESPACES NATURELS ET LES PAYSAGES
■ Réduire autant que possible l’artificialisation des sols, et protéger les zones naturelles
 Concilier développement urbain et valorisation du capital agro-environnemental de la commune (circuits-courts, usages récréatifs et pédagogiques, etc.).
 Prioriser et hiérarchiser les multiples enjeux « biodiversité » identifiés dans le diagnostic territorial et le PADD.
 Maintenir et organiser des corridors écologiques bien identifiables et résilients au cours du temps.
 Privilégier dans les nouvelles zones à construire les petits collectifs à haute qualité environnementale, pour éviter la multiplication de lotissements consommateurs d’espaces naturels.
 Préserver avec force les terres agricoles, les vergers, les jardins, les espaces boisés ; et tout espace naturel pouvant servir d’ilôt de fraîcheur en milieu urbain.
■ Mettre en valeur les zones naturelles et les paysages
 Travailler sur l’intégration paysagère et la mise en valeur de la RD 606, aux environs de « La colonne ».
 Créer des itinéraires de randonnée et des points de vue aux endroits remarquables (Coteaux du calcaire, sortie de Moret – « Le calvaire » - etc.)
 Préserver le bois de Montrichard – en interdisant notamment les dépôts et les coupes sauvages.
AGIR POUR LA BIODIVERSITE, AVEC LES HABITANTS
■ Rendre la gestion communale exemplaire, au quotidien
 Passer les espaces verts communaux en refuges LPO.
 Privilégier les plantes vivaces, plutôt que les annuelles, dans les espaces verts communaux existants.
 Revaloriser les espèces de plantes locales.
 Planter les espaces verts uniquement couverts de pelouse.
 Etendre l’éco-paturage.
 Prendre en compte le changement climatique dans le choix des espèces plantées.
 Former les personnels d’entretien des bâtiments publics aux enjeux de la biodiversité.
 Planter plus d'arbres, réduire leur élagage, notamment en période de nidification ; afin qu'ils fournissent de l'ombre et accueillent plus de biodiversité.
 Installer des hôtels à insectes dans des espaces adéquats.
 Dans les nouvelles constructions, privilégier les matériaux et aménagements propices à la biodiversité.
■ Faire de la Nature un vecteur de lien social et de convivialité
 Développer les jardins partagés et les jardins familiaux.
 Organiser des cours de gestion écologique et différentiée, pour les propriétaires de jardins privés.
 Créer une émulation autour de la labellisation « Refuge LPO », et inciter les particuliers à passer également leurs jardins en refuges – organiser des visites, des concours…
 Moins bitumer la ville, et moins désherber.
 Valoriser les « mauvaises herbes » urbaines par des communications de terrain, présentant les vertus médicinales, naturelles et culinaires de ces plantes.
 Laisser les habitants fleurir les interstices sur les murs de clôture et sur les trottoirs.
 Développer les Bourses aux plantes dans toutes les parties du territoire.
 Organiser une Fête de la Nature.
 Développer sur la Commune nouvelle de nombreux espaces « Incroyables comestibles ». Largement communiquer sur ces initiatives.
TRAVAILLER AVEC LES AGRICULTEURS, POUR REDUIRE LES POLLUTIONS FAVORISER LES CIRCUITS COURTS
■ Agir avec MSL pour établir un dialogue avec l’ensemble des exploitants agricoles du territoire. Notamment : créer un guichet d’aide et de conseils aux agriculteurs, chargé de :
 Identifier les problèmes de chaque agriculteur, contacté personnellement, lors de visites sur l’exploitation
 Orienter et soutenir l’ensemble des exploitants dans leurs recherches de formation
 Les accompagner dans les difficultés administratives qu’ils peuvent rencontrer
 Les accompagner dans la rédaction d’appels d’offres (pour les cantines, notamment)
 Leur faciliter d’éventuels regroupements, pour soumissionner à des appels d’offres, procéder à des achats groupés, des échanges, mettre en place des formations mutualisées, etc.
 Proposer des diagnostics carbone par exploitation.
 Avec la Chambre d’agriculture et l’ensemble des organismes de formation du monde agricole, organiser des formations au bio, aux techniques de conservation du sol, à la permaculture, à l’agroforesterie…
■ Encourager notamment le développement de l’agriculture biologique
 Procéder à des mesures de la qualité de l’air, dans les zones urbaines proches des terres agricoles, aux périodes d’épandage des phytosanitaires.
 Soutenir les exploitants bio ; soutenir les exploitants désireux de passer au bio.
 Agir auprès des propriétaires afin de transformer les baux précaires en baux stables, permettant d’envisager plus facilement le passage des terres au bio.
 Racheter des terres exploitables, pour permettre l’implantation de maraîchers bio.
 Financer si nécessaires les captages et matériels de pompage, pour les nouveaux maraîchers bio.
■ Soutenir l’agriculture locale, en renforçant les circuits courts
 Assurer une demande locale aux exploitants du territoire. Notamment : initier / organiser des groupements de producteurs pouvant offrir une offre stable à la restauration collective.
 Accroître significativement la part du bio / local dans l’approvisionnement des cantines scolaires.
 Initier et soutenir la création d’un groupement d’agriculteurs, désireux de créer un « super marché coopératif » qu’ils approvisionneraient et gèreraient collectivement.
 Soutenir la création d’une transformation locale des produits (légumeries).
PRESERVER LES RIVIERES ET LES MILIEUX HUMIDES ; SECURISER L’APPROVISIONNEMENT EN EAU
■ Préserver les cours d’eau et les milieux humides.
 Clarifier et rationaliser les compétences locales de l’eau : eau, assainissement, gestion des milieux aquatique et protection des inondations.
 Favoriser l’émergence d’un contrat rivière sur la partie aval du Loing.
 Promouvoir une gestion alternative des eaux pluviales, en privilégiant l’infiltration et la valorisation sur site.
 Inventorier les fonctionnalités des zones humides du territoire et définir une stratégie de protection multicritères (soutien d’étiage, écrêteur de crue, climatisation de l’espace urbain, etc.).
 Mettre en place une analyse fine des paramètres dégradant les différents cours d’eau du territoire afin d’identifier les sources locales de pollution, notamment par les pesticides et les systèmes d’assainissement.
 Encourager l’ensemble des pratiques visant à limiter l’usage des phytosanitaires sur le territoire.
■ Mieux gérer la ressource en eau
 Assurer une protection règlementaire de l’ensemble des périmètres de captages d’eau potable de la commune ; les étendre et garantir une véritable sécurité d’approvisionnement en eau potable.
 Renforcer les contrôles du SPANC – et la conformité des branchements et installations.
 Réaliser des analyses plus fines et plus fréquentes de l’eau potable, permettant de vérifier la présence de tous les polluants dans l’eau potable (nanoparticules, pesticides, médicaments…)
 Rendre le territoire moins imperméable ; favoriser les revêtements poreux.
 Etendre la récupération de l’eau pluviale – notamment en distribuant des citernes à moindre coût, pour les particuliers.
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